Les voyageurs en provenance de l’Inde et du Brésil bannis temporairement
Le gouvernement de la RDC a suspendu les vols en provenance de l’Inde et du Brésil dans le cadre de la lutte contre le COVID-19. C’est la Direction Générale de Migration (DGM) qui l’a annoncé via une note circulaire datant du 08 mai 2021. La note interdit l’embarquement de passagers en provenance de l’Inde et du Brésil, y compris ceux qui y ont transité. L’objectif est de limiter la propagation des variants indien et brésilien du COVID-19 qui pourraient compliquer la prise en charge de la maladie. Toutefois, les cas exceptionnels devraient faire l’objet d’une dérogation expresse de la DGM.
Des tragédies pourtant évitables
Il convient de noter que l’Inde a été surprise par la flambée des cas de contamination du coronavirus. La densité de la population de ce sous-continent a joué en sa défaveur. Jusqu’au début de cette année, les autorités du pays n’ont pas pris des mesures contraignantes pour contre-carrer la propagation du virus. En avril dernier, le nombre de contaminations recensées a grimpé jusqu’à une moyenne de 400.000 cas/jour. Beaucoup d’experts pensent que les chiffres réels dépassent de loin les chiffres officiels. Il est évident que le système de santé indien ressemble actuellement à des mouroirs. Il suffit d’observer dans les médias le nombre de bûchers où tous ces morts sont incinérés.
De même, au Brésil les politiques n’ont rien pris comme mesures contraignantes pour empêcher la propagation du virus depuis le début de la pandémie. Et comme résultat, des décès qui tournent aujourd’hui autour de 2 300/jour en moyenne. Il faut dire qu’il y eu une nette baisse depuis le mois d’avril dernier. Les autorités politico-administratives auraient pourtant pu éviter d’en rajouter à la pauvreté s’ils en avaient fait leur priorité.
A ce jour, l’Inde a enregistré au total 24 066 392 cas de contamination avec 262.437 décès. Par ailleurs, le Brésil a totalisé un record de 15 436 089 de cas avec 430 528 décès. Les statistiques montrent dans les deux cas la négligence notoire de la part des autorités politico-administratives. D’autre part, il y a aussi la négligence et l’irresponsabilité de la population qui se croit toujours invulnérable.
Face au COVID-19, des mesures courageuses s’imposent
Cinq cas du variant indien ont déjà ont déjà fait leur apparition à Kinshasa. Le ministre de la santé, Jean-Jacques Mbungani Mbanda, a rassuré le lundi 10 mai 2021, que la situation est sous-contrôle. Voilà qui justifie la décision de la DGM. La RDC avait déclaré le début de la pandémie depuis le 10 mars 2020. Le pays compte aujourd’hui 30 201 cas confirmés et 770 décès. En dépit de bonnes relations que la RDC entretient avec l’Inde et le Brésil, le COVID-19 oblige parfois des mesures draconiennes.
Pour plus d’informations sur les conditions de voyage en RDC, veuillez consulter nos conseils de voyage.
[:en]Travelers from India and Brazil temporarily banned
The DRC government has suspended flights from India and Brazil as part of the fight against COVID-19. Thus, the General Directorate of Migration (DGM) announced it through a circular note dated May 08, 2021. The order prohibits the boarding of passengers from India and Brazil, including those in transit. The goal is to limit the spread of the India and Brazil variants of COVID-19 into the DRC. However, the DGM may expressly waive exceptional cases.
Tragedies otherwise avoidable
Let’s note that India has been surprised by the surge in cases of contamination of the coronavirus. The density of the population of this subcontinent has worked against it. Until the start of this year, the country’s authorities have failed to take binding action to stem the spread of the virus. Last April, the number of identified contaminations climbed to an average of 400,000 cases/day. Many experts believe that the real numbers far exceed the official numbers. The Indian health care system is currently comparable to dying places. The media themselves expose well enough the number of pyres where all officials are cremating all the dead.
Likewise, in Brazil, politicians have done nothing to prevent the spread of the virus since the beginning of the pandemic. As a result, deaths have climbed up to around 2300 / day. However, there has been a marked drop since last April. Again, political and administrative authorities could have avoided adding up to yet ramping poverty if they had made COVID-19 their priority.
To date, India has recorded a total of 24,066,392 cases of contamination, with 262,437 deaths. Meanwhile, Brazil has totaled a record 15,436,089 cases with 430,528 deaths. The statistics show in both cases the notorious negligence on the part of the local authorities. On the other hand, the population has been so careless and irresponsible, believing they were invulnerable to the virus.
To face COVID-19, courageous measures are needed
Five cases of the Indian variant have already appeared in Kinshasa. On Monday, May 10, 2021, DRC Minister of Health Jean-Jacques Mbungani Mbanda reassured that the situation is under control. That explains the decision of the DGM. On March 10, 2020, the DRC had declared the start of the pandemic. The country now has 30,201 confirmed cases and 770 deaths. Despite the DRC’s good relations with India and Brazil, COVID-19 sometimes requires drastic measures.
For more information on DRC travel conditions, please see our travel tips.
[:]
Laisser un commentaire