Congo Empire

La gâchette de l'Afrique, le cœur du monde

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[:fr]Sandrine Mubenga, PhD., une jeune savante des énergies renouvelables[:en]Sandrine Mubenga, PhD., a young scientist in renewable energies[:]

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Nommée Directrice Générale de l’ARE en 2020

Sandrine Mubenga est une jeune femme congolaise, Professeur assistante, ingénieure en électricité, qui se distingue grâce à ses inventions dans le domaine des énergies renouvelables. Ce qui est encore plus impressionnant, c’est qu’elle aborde l’électricité en termes d’énergies renouvelables. Elle a été nommée à la tête de l’ARE en RDC en date du 17 juillet 2020. Mais comment en est-elle donc arrivée là ?  

Rappelons avant tout que l’ARE est un établissement public, ayant une personnalité juridique et jouissant d’une autonomie administrative et financière. Elle a comme soubassement le Décret n° 16/013 du 21 avril 2016 portant création, organisation et fonctionnement de l’ARE. Sa mission est de réguler le secteur de l’électricité sur toute l’étendue de la RDC. Elle assure le suivi des principes de transparence et de libre concurrence. Elle garantit également la sécurité juridique des investisseurs et des usagers communautaires.

“La vie est une étincelle que l’électricité peut préserver”

En ce qui concerne son parcours, Sandrine Ngalula Mubenga est née à Kinshasa d’une famille de diplomate onusien. Elle a eu la chance de voyager à l’étranger dès son jeune âge : en France, au Sénégal et aux Etats-Unis.  Elle raconte qu’à sept ans, elle a rendu visite à son oncle qui était professeur en génie électrique au Canada. Au cours de cette visite, elle suit le chat de son oncle dans la cave, le croyant perdu. Puis, après avoir allumé lumière, elle découvre la multitude d’ordinateurs que son oncle fabriquait. Ébahie, Sandrine Mubenga désire embrasser la STEM (Science – Technology – Engineering – Math) pour devenir ingénieure en électricité.

A la fin de sa carrière, son père décide de ramener toute sa famille dans sa ville natale, Kikwit. Cinq ans plus tard, à 17 ans, elle souffre d’une appendicite aiguë et doit se faire opérer d’urgence. Cependant, la pénurie de carburant touche même l’Hôpital Général de Référence de Kikwit où elle doit être opérée. Sa famille cherche le carburant partout pendant trois jours. C’est après cette expérience inoubliable que Sandrine Mubenga prend définitivement la décision de devenir ingénieure en électricité. Elle affirme : « Au 21e siècle, il est inadmissible que les gens meurent à cause du manque d’électricité. La vie est une étincelle que l’électricité peut préserver». Aujourd’hui, elle poursuit sa passion qui se résume à trouver des solutions durables et non-polluantes aux problèmes d’électricité. Ces solutions aideront, selon elle, les gens à améliorer leur vie tout en luttant contre le changement climatique.

Elle a inventé une voiture électrique hybride à hydrogène

S’inspirant des voitures électriques de nos jours, Sandrine Mubenga réussit, grâce aux énergies renouvelables, à inventer une voiture électrique hybride. Il s’agit d’une voiture qui peut fonctionner avec deux source d’énergie, essence et hydrogène. Elle a pensé comment contourner la durée d’opérabilité limitée qu’offre une batterie d’accumulation. Même quand l’électricité est disponible, la durée du rechargement de la batterie est sensiblement longue. Voilà quelques unes des multiples raisons qui découragent les gens à opter pour une voiture électrique.

Sandrine Mubenga et sa voiture électrique
Sandrine Mubenga et sa voiture électrique près d’une station à hydrogène

Étant donné que l’hydrogène est abondant dans l’univers, il pourrait bien servir dans une batterie spéciale. Dans la batterie, l’hydrogène et l’oxygène s’associerait pour former l’eau et des électrons, créant le courant électrique. Ensuite, le courant électrique ferait marcher la voiture pendant que le moteur rejetterait simplement de l’eau. Et pour se ravitailler en hydrogène, une station à hydrogène équipée de panneaux solaires suffirait. La station transformerait la lumière du soleil en électricité. Et cette électricité servirait à alimenter une machine à électrolyse décomposant l’eau en hydrogène et oxygène. C’est cet hydrogène qui sera transmis à la pile comme dans une station à essence. Deux minutes suffisent pour faire le plein d’hydrogène et ensuite continuer à rouler. Un système intelligent coordonne l’énergie fournie par la pile et celle fournie par le carburant. Cette invention est l’une des plus écologiques que la planète n’a jamais connue.

Docteur en Génie électrique avec honneurs, de l’Université de Toledo (Ohio, USA)

Sandrine Mubenga avec ses batteries à hydrogène

Sandrine Ngalula Mubenga, PhD, est actuellement Professeure Assistante au département de technologie d’ingénierie de l’Université de Toledo (UT), Ohio, États-Unis. Elle y a obtenu sa License (2005), sa Maîtrise (2008), et finalement son Doctorat (2017) en Génie Électrique avec honneurs. Ses recherches sur les batteries lui ont valu le prix IEEE National Aerospace & amp; 2018; Electronics Conference Best Poster Award aux États-Unis. D’autre part, son invention d’un véhicule électrique hybride lui a rapporté le prix de la thèse la plus exceptionnelle du département EECS 2008 de l’Université de Toledo en 2008.

Un parcours de combattante trop riche pour son jeune âge

Du point de vue professionnel, elle a été directrice du génie électrique dans la même université. Là, elle a aidé à gérer un budget de 65 millions de dollars. Ingénieure professionnelle enregistrée en électricité dans l’Etat de l’Ohio, aux États-Unis, Sandrine Mubenga est membre de l’Institut des ingénieurs électriciens et électroniciens (IEEE). En 2009, elle a commencé et présidé la première promotion IEEE du groupe Last Decade dans la section Toledo. Elle a présidé la conférence IEEE Power Africa de 2017 au Ghana avec des participants de plus de 30 pays.

Elle a reçu de nombreux prix, entre autres :

  • le prix de l’ingénieur de l’année de l’IEEE 2018
  • le prix des femmes les plus influentes en Afrique en ingénierie et fabrication 2017 par CEO Magazine
  • intronisation au Temple de la renommée de la World Association of Cooperative Education Co-op 2018-2019

Et, entrepreneure, elle tient depuis 2011 une entreprise de fourniture de système solaire, le SMIN Power Group. La société est basée aux Etats-Unis et en RDC. En 2018, elle fonde l’initiative STEM DRC. Cette organisation à but non lucratif vise à encourager l’ingénierie scientifique et technologique et les mathématiques (STEM). Après ce long parcours parsemé de prouesses, elle finit par intégrer le conseil d’administration de la SNEL, juste avant l’ARE.

Une femme ordinaire aux talents extraordinaires

Lors de son exposé à la conférence organisée par TED et TDx, Sandrine Mubenga avoue qu’elle s’est souvent retrouvée seule dans sa bataille pour l’usage les énergies renouvelables. Elle s’est souvent retrouvée “la seule femme, noire, africaine, mère, mariée, entrepreneure, ingénieure et professeure”. Elle est mariée et mère de deux enfants au-delà de toutes ses responsabilités professionnelles. Ce qui confirme qu’elle est vraiment exceptionnelle. Avec ce constant, elle a entrepris de propulser les jeunes filles vers les STEM. Son souci est d’augmenter les chances de résoudre les problèmes du réchauffement de la planète. Un exemple frappant est la réalisation des robots qu’elle a fabriqués avec un groupe de jeunes filles désœuvrées à Kinshasa.

Remise des bourses STEM en présence de la première dame, Dénise Nyakeru
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Appointed as Director General of the ARE in 2020

Sandrine Mubenga is a young Congolese scientist who, as an Assistant Professor in electrical engineer, makes a difference through her inventions in the field of renewable energies. What is even more impressive is that she approaches electricity in terms of renewable energies. She was appointed as Head of the ARE in the DRC on July 17, 2020. But how did she get there?

First of all, let us remind that ARE is a government agency, granted legal personality and administrative and financial autonomy. Its legal basis is Decree No. 16/013 of April 21, 2016, about the creation, organization, and functioning of the ARE. Its mission is to regulate the electricity sector all over the DRC. It monitors the principles of transparency and free competition. It also guarantees legal security for investors and community users.

“Life is a spark that electricity can preserve”

Talking of her background, Sandrine Ngalula Mubenga was born in Kinshasa to a family of a UN diplomat. She had the chance to travel abroad in her childhood: France, Senegal, and the United States. She recounts, at seven years old, she visited her uncle, then Electrical Engineering Professor in Canada. During this visit, she followed her uncle’s cat into the cellar, thinking it got lost. Then, after turning on the light, she uncovered the multitude of computers her uncle had made. Amazed, Sandrine Mubenga was impatient to embrace STEM (Science – Technology – Engineering – Math) to become an electrical engineer.

At the end of his career, her father took his family back to his hometown, Kikwit. Five years later, at 17, she suffered from acute appendicitis and needed emergency surgery. However, the fuel shortage affected the Kikwit General Hospital of Reference, where the surgery was supposed to happen. Her family sought fuel everywhere for three days. After she survived this unforgettable experience, Sandrine Mubenga decided to become an electrical engineer. She states, “In the 21st century, it is not right to see people dying due to the lack of electricity. Life is a spark that electricity can preserve”. Today, she is pursuing her passion for finding sustainable and non-polluting solutions to solve electricity problems. “These solutions will, she emphasizes, help people improve their lives while fighting climate change”.

She invented a hydrogen hybrid electrical car

Inspired by nowadays electric cars, Sandrine Mubenga invented the hybrid electric car, using renewable energies. The car can run on two sources of energy, fuel, and hydrogen. She figured out how to get around the limits of a regular accumulator battery. With these, even when electricity is available, the battery recharging time is noticeably lengthy. Those are just some of the multiple reasons that stop people from switching to an electric car.

Sandrine Mubenga et sa voiture électrique
Sandrine Mubenga and her electric car near a hydrogen station

However, since hydrogen is abundant in the universe, why don’t we use it in a battery. In this battery, hydrogen and oxygen would combine to form water and electrons, creating an electric current. Then the electric current would run the car while the engine would reject water. And to refuel with hydrogen, a hydrogen station equipped with solar panels would suffice. The station would transform sunlight into electricity. And that electricity would help power an electrolysis machine that breaks water down into hydrogen and oxygen. The hydrogen will help recharge the battery at the gas station. Two minutes are enough to fill up with hydrogen and then keep driving. An AI system would coordinate the energy supplied by both the battery and the fuel. This invention is one of the greenest that the planet has ever known.

Doctor in Electrical Engineering with Honors, University of Toledo (Ohio, USA)

Sandrine Mubenga with her hydrogen batteries

Sandrine Ngalula Mubenga, PhD, est actuellement Professeure Assistante au département de technologie d’ingénierie de l’Université de Toledo (UT), Ohio, États-Unis. Elle y a obtenu sa License (2005), sa Maîtrise (2008), et finalement son Doctorat (2017) en Génie Électrique avec honneurs. Ses recherches sur les batteries lui ont valu le prix IEEE National Aerospace & amp; 2018; Electronics Conference Best Poster Award aux États-Unis. D’autre part, son invention d’un véhicule électrique hybride lui a rapporté le prix de la thèse la plus exceptionnelle du département EECS 2008 de l’Université de Toledo en 2008.

An course full of challenges, but too rich for her young age

Professionally speaking, she has been the Director of Electrical Engineering at the same university. There, she helped manage a budget of $ 65 million. As a professional engineer registered in electrical engineering in the State of Ohio, United States, Sandrine Mubenga is a member of the Institute of Electrical and Electronics Engineers (IEEE). In 2009 she started and chaired the first IEEE promotion of the Last Decade group in the Toledo section. She chaired the 2017 IEEE Power Africa conference in Ghana with participants from over 30 countries.

She has received numerous awards, including:

  • 2018 IEEE Engineer of the Year award
  • Award for the most influential women in Africa in engineering and manufacturing 2017 by CEO Magazine
  • Enthronement at the Hall of Fame of the World Association of Cooperative Education Co-op 2018-2019

As an entrepreneur, since 2011, she has been running a solar system supply company, the SMIN Power Group. The company has its facilities in both the United States and the DRC. In 2018, she founded the STEM DRC initiative. This non-profit organization aims to encourage scientific and technological engineering and mathematics (STEM). After this long career dotted with feats, she ended up joining the board of directors of SNEL, just before ARE.

An ordinary woman with extraordinary talents

During her presentation at the conference organized by TED and TEDx, Sandrine Mubenga mentioned that she has often found herself lonely in her battle for renewable energies. She often found herself “the only woman, black, African, mother, married, entrepreneur, engineer, and teacher”. She is currently married and the mother of two children, beyond all her professional responsibilities. That confirms she is truly exceptional. With this note, she set out to propel young girls into STEM. Her will is to increase the chances of solving the problems of global warming. A striking example is the robots she built from scratch with a group of young jobless girls in Kinshasa.

Presentation of STEM scholarships in front of first lady, Dénise Nyakeru

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